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Clos des Ursules : bicentenaire d'un monopole bourguignon à l'histoire belge

BourgogneŒnologieVin

Martin Boonen

30 April 2026

En 2026, la Maison Louis Jadot fête les deux cents ans du Clos des Ursules, Beaune Premier Cru acquis en 1826. Ce monopole est aussi le tout premier achat bourguignon de la famille, bien avant la création officielle de la Maison. Il rappelle au passage les origines wallonnes d’une lignée dont la Belgique reste l’un des marchés historiques.

Deux siècles dans les mêmes mains, sur la Côte de Beaune, c’est rare. Le Clos des Ursules n’a jamais quitté le patrimoine de la Maison Jadot depuis son acquisition en 1826. Monopole, ancienne propriété monastique, il reste aujourd’hui la plus vieille parcelle de la Maison.

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Beaune au cœur

Louis Henry Denis Jadot fonde la Maison en 1859. Elle est à la fois propriétaire et négociante, et suit chaque étape de l’élaboration de ses vins. Beaune en demeure le centre de gravité, entre travail de la vigne, vinification et élevage. Les caves y conservent de nombreux millésimes.

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Le vignoble est certifié en agriculture biologique depuis le millésime 2024. La tonnellerie, créée en 1996, vient compléter le dispositif. Distribuée dans le monde entier, son étiquette évoquant Bacchus est devenue célèbre.

Des racines wallonnes qui fleurissent qui fleurissent sur la Côte de Beaune

Au moment de fonder la Maison, Louis Henry Denis Jadot oriente d’emblée son négoce vers le nord de l’Europe. Il connaît ces marchés de l’intérieur, et la Belgique en est le pivot naturel. Les cavistes et acheteurs du nord assurent la fortune commerciale de Louis Jadot bien avant l’ouverture des marchés anglais et américain, qui ne s’amorcera qu’avec Louis Auguste Jadot dans les années 1940 et 1950.

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Deux siècles plus tard, la Belgique reste un marché prioritaire, auquel la Maison consacre une page dédiée sur son site officiel. La distribution auprès des restaurants, cavistes et hôtels passe par CINOCO – Le Palais du Vin, à Nivelles. Fondée à Bruges en 1691, CINOCO figure parmi les plus anciennes maisons de négoce du pays ; son entité Palais du Vin, créée en 1923 par la famille De Prins, propose plus de trois mille références. Le Clos des Ursules y est régulièrement disponible, comme chez [Millesima.be](http://Millesima.be).

Un héritage monastique

Le Clos doit son nom à l’ordre religieux des Ursulines, dont il fut autrefois la propriété. La parcelle se trouve au sein des Vignes Franches et se partage en deux zones, les Hautes et les Bas. Son terroir calcaro-marneux présente des affinités géologiques avec la Côte de Nuits toute proche. Rares sont les monopoles bourguignons détenus sans interruption par une même famille depuis le XIXe siècle. Celui-ci en fait partie. Il appartient toujours aux Héritiers Louis Jadot et reste la plus ancienne parcelle de la Maison.

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Le vin qui en est issu se distingue par une structure profonde, une aromatique complexe et un beau potentiel de garde. La vinification passe par un éraflage, un séjour en cuves ouvertes de trois à quatre semaines, puis un élevage de dix-huit mois en fût. Le climat est conduit en agriculture biologique. La reconnaissance critique suit. Le millésime 2022 a décroché 95/100 au Wine Spectator et s’est hissé à la 95e place de son Top 100 mondial, un score remarquable pour un Premier Cru de Beaune.

Deux cents ans, et après

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Replantations successives, vinifications ajustées, passage en bio depuis le millésime 2024 : le Clos des Ursules n’a pas traversé deux siècles en restant identique à lui-même. La parcelle a conservé ses contours de 1826, pas ses pratiques. Son troisième siècle s’ouvre sur une vigne mieux comprise, travaillée autrement, que les prochains millésimes diront mieux que n’importe quelle commémoration.

Les diadèmes d’Amalia

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Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

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