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Yoko Ono, une musicienne à part entière

Rédaction Eventail

10 June 2016

© Ben A. Pruchnie

[caption id="attachment_16232" align="alignnone" width=""]Yoko Ono, côté musique[/caption]Alors qu'elle fait l'objet de sa première rétrospective française au Musée d'art contemporain de Lyon (à découvrir dans L'Eventail de cet été, déjà disponible en kiosque et sur tablette ici), il est bon de rappeler que Yoko Ono a été tout aussi avant-gardiste et singulière dans son approche de la matière musicale.

 En octobre dernier, à l'occasion du 75ème anniversaire de John Lennon, Yoko Ono rassemblait 2 000 personnes à Central Park à New York pour former un immense signe de la paix humain. 46 ans après la disparition de l'ex-Beatles, sa veuve donnait une nouvelle fois l'impression de surfer sur l'aura de son ancien époux pour faire parler d'elle. Pourtant, celle que Lennon considérait comme « la plus célèbre artiste inconnue du monde » a tout pour ridiculiser nombre de ses contemporains. Qu'on l'aime ou non, son CV parle pour elle. En concert, elle a partagé des scènes avec Eric Clapton, The Doors, Jerry Lee Lewis ou Stevie Wonder. En studio, elle a publié, entre autres, des disques aussi fondateurs que Yoko Ono/Plastic Ono Band (1970), les deux double albums (Fly et Approximately Infinite Universe) ou encore Season Of Glass (1981), où elle flirte avec l'intime et revient avec beaucoup d'émotion sur la disparition de John Lennon, tué par balle un an plus tôt.

 

À chaque disque, Yoko Ono opère selon le même procédé : un avant-gardisme revendiqué, des mélodies jusqu'au-boutistes et une capacité à puiser au sein de différents courants artistiques pour nourrir aussi bien son propos que son esthétique musicale.

Yoko Ono est aussi une plasticienne réputée. Découvrez cette facette de l'artiste dans L'Éventail de cet été (disponible dès maintenant en kiosque et sur tablette ici). © Reuters

En 1995, après une petite dizaine d'années à l'écart des studios, on retrouve la même formule sur Rising, qu'elle enregistre avec son fils (Sean Lennon) et sur lequel elle parvient à mettre en forme des mélodies pop subtilement gracieuses. Tout l'inverse, en somme, de YOKOKIMTHURSTON, composé en 2012 aux côtés des rockeurs de Sonic Youth. C'est extrême, parfois bruitiste, toujours à l'antithèse de ses précédents travaux, et ça en dit long sur la capacité de Yoko Ono à perpétuellement se réinventer. Toutes époques confondues, il suffit d'ailleurs d'admirer l'impact de certains singles (l'immense « Give Peace A Chance ») ou d'écouter de près les myriades d'incongruités, d'excentricités et de références (le free jazz, la musique contemporaine, le dadaïsme, etc.) qui se terrent dans ses albums pour comprendre pourquoi Yoko Ono continue à être perçue comme une artiste d'un autre genre.

L’amour en ville

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À travers un humour absurde et une tendresse surprenante, la comédie « Baise-en-ville » explore l’amour moderne. Le jeune réalisateur français Martin Jauvat signe une comédie largement autobiographique. Elle raconte avec douceur et légèreté les galères du passage à l’âge adulte quand on est un jeune garçon un peu paumé en banlieue pavillonnaire. « Baise-en-ville » explore aussi le monde du travail confronté à la génération Z. Et quelle est la place de l’amour, du sexe dans cette éducation sentimentale moderne pétrie de fantaisie ? Martin Jauvat propose une fable très drôle, poétique et réaliste sur une génération tiraillée entre idéaux romantiques et dureté de la réalité économique. Rencontre avec le cinéaste.

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Musique

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