• HLCÉ

La route de Madison : Natacha Amal émouvante dans une belle histoire d'amour au Théâtre des Galeries

Rédaction Eventail

10 February 2020

© Leleux – De Beir

La pièce présentée en ce moment au Théâtre des Galeries à Bruxelles est tirée du bestseller de l'écrivain américain Robert James Waller (1939-2017), The Bridges of Madison County. Sorti en 1992, le roman fut traduit en 40 langues et se vendit à plus de 60 millions d'exemplaires.

L'histoire : un jour d'été Francesca Johnson se retrouve seule dans la ferme familiale. Son mari et ses enfants sont partis à une foire au bétail dans l'Illinois. Arrive le photographe Robert Kincaid qui lui demande sa route. Il est chargé par National Geographic de photographier les ponts couverts du comté de Madison. Francesca va le guider et un amour fou va s'abattre sur eux. Francesca ne pourra cependant pas se résoudre à abandonner sa famille. Les quatre jours qu'ils ont passé ensemble les marqueront à jamais.

En 1995 sortit un film éponyme réalisé par Clint Eastwood. Un film dont il était à la fois l'acteur, le réalisateur et le producteur. Meryl Streep tenait le rôle de Francesca ; il se dit qu'elle n'avait pas aimé le roman, mais avait été enthousiasmée par le scénario. Le film connut un grand succès. Ce fut une des plus belles love stories cinématographiques des années 90.

Une scène du film Sur la route de Madison avec Meryl Streep et Clint Eastood
Meryl Streep et Clint Eastwood dans le film Sur la route de Madison (1995) © DR


En ce qui concerne le spectacle des Galeries, on peut dire que les comédiens et le metteur en scène ont du mérite car, autant le roman de R.J. Waller pouvait aisément s'adapter au cinéma, autant il s'avère malcommode à transposer sur la scène d'un théâtre. L'adaptation théâtrale imaginée par Didier Caron et Dominique Deschamps est d'ailleurs davantage celle du film que du roman. C'est cette même adaptation qu'avaient jouée Alain Delon et Mireille Darc en 2007 au Théâtre Marigny à Paris.

Mireille Darc et Alain Delon dans la pièce de théâtre Sur la route de Madison en 1997 sur la scène du théâtre Marigny à Paris
© DR

Natacha Amal est sans conteste une femme extrêmement allurée. On a donc quelque peine à l'imaginer en exilée italienne devenue fermière dans l'Iowa. Mais la comédienne devient beaucoup plus convaincante et très émouvante dès l'instant où son personnage accepte l'amour-passion qui la submerge. Il y a là une belle montée en puissance. Steve Driesen campe le visiteur qui vivra en quatre jours une relation passionnelle qui l'habitera toute une vie.

Une scène de la pièce de théâtre Sur la route de Madison avec Natacha Amal et Steve Driesen au Théâtre des Galeries à Bruxelles 
©Leleux – De Beir 

L'acteur joue dans une retenue un peu froide, en léger décalage avec la ferveur amoureuse sensée le consumer. Enfin, Angelo dello Spedale Catalano incarne le mari qui ne soupçonnera jamais ni le bouleversement ni le sacrifice vécus par son épouse.
Le spectacle est signé Toussaint Colombani. C'est la première mise en scène de ce jeune comédien, réalisateur, producteur et elle est réussie. Tout à la fois précise et suggestive. Le décor de Ronald Beurms est fait de praticables déplacés plusieurs fois à vue par quatre machinistes.


Si le sujet de la pièce est universel, son traitement porte inévitablement une marque moralisatrice très « WASP » (White Anglo Saxon Protestant) américaine. L'action se déroule bien dans les années 60, mais sûrement pas dans l'optique du Flower Power. Le texte sonne parfois verbeux et tantôt certaines déclarations d'amour et de sacrifice tournent davantage vers la rhétorique que l'émotion. Une émotion néanmoins très poignante dans quelques scènes fort réussies, notamment celle où le couple s'enlace dans un slow d'une confondante tristesse sensuelle.

La rout de Madison
Théâtre Royal des Galeries
Galerie du Roi 32
1000 Bruxelles
Jusqu'au 1er mars
www.trg.be

"Les Damnés" : Roberto Minervini signe un western minimaliste

Cinéma

À mille lieues des westerns spaghetti et autres chevauchées spectaculaires, Roberto Minervini, dans “Les Damnés” se concentre sur l’humanité – ou la déshumanité – de ces personnages prostrés dans l’attente de l’ennemi. Sa caméra s’attache à filmer les visages, les gestes, les regards. Une magnifique intensité émane de ces « Damnés » où Dieu, la famille, les animaux et la peur s’entrelacent. Un film âpre et admirable, très justement récompensé à Cannes (Prix de la mise en scène, section Un certain regard). Rencontre avec Roberto Minervini sur la Croisette.

Lobby Awards 2024

Vie mondaine

C’est dans l’écrin ultra moderne de l’AG Campus, en plein centre de Bruxelles, qu’a été dévoilé par la revue LOBBY le palmarès des “LOBBY AWARDS”. Décernés chaque année depuis quinze ans, ils ont pour vocation d’identifier les leaders qui se sont démarqués, dans différents domaines, tout au long de l’année écoulée. Introduite par François Didisheim, fondateur de la revue, et Thomas de Bergeyck, la soirée était marrainée par la princesse Delphine de Saxe-Cobourg. © Violaine le Hardÿ de Beaulieu

21/01/2025

Publicité

Un extraordinaire jeu de l’amour et du hasard au Théâtre royal du Parc

Scène & Spectacles

Suis-je aimé pour moi-même ? C’est la réponse à cette question que recherchent les protagonistes de la double intrigue amoureuse dans la plus célèbre des comédies de Marivaux. Mais la question n’avait jamais été posée de cette manière.

Tous les articles

Publicité

Tous les articles