• HLCÉ

Spectacle d'été : Jusqu'à ce que la mort nous sépare

Rédaction Eventail

22 August 2019

© DR

Après le succès remporté l'été dernier par la création mondiale d'une version théâtrale du Grand Meaulnes d'Alain Fournier, c'est une comédie, Jusqu'à ce que la mort nous sépare, de Dominique Breda qui s'installe au Château des Goffes, dans le Village condruzien de Pailhe, pour 10 représentations en plein air.

Dominique Breda est un dramaturge belge des plus prolixes. Ce quarantenaire compte déjà à son actif plus d'une quinzaine de pièces. Notamment Emma, New York, Délivre nous du mal, La Convivialité... En dépit de son titre, Jusqu'à ce que la mort nous sépare est une pièce plutôt drôle. Très grinçante sans doute, mais émaillée de situations et d'effets parfois dramatiquement comiques.

Les promoteurs la qualifient de « comédie familiale ». Le décor : la famille se réunit dans la maison de campagne de la tante Eugénie presque centenaire qui y vit ses derniers instants. Les personnages : sa petite nièce Patricia, les trois enfants de cette dernière et leur père Marc, ex-mari de Patricia avec qui elle entretient des rapports amicaux. Est présent aussi Henri, médecin et ami de la famille. L'action : Tante Eugénie appelle à son chevet tour à tour chacun des visiteurs. Pendant ce temps, les autres se parlent. Tante Eugénie est riche et sans enfants... Inutile de dire que le sujet et le ton des discussions familiales vont évoluer tout au long de la pièce. Ils se pensaient comme une famille déchirée. Les circonstances vont leur montrer une réalité pire encore. Le rire vous guérit de tous ses maux, même moraux !

© DR 

La mise en scène signée Victor Scheffer imprime un rythme bien articulé, à la fois dans l'évolution des rapports entre les membres de cette famille vorace et dans la gradation des grincements de rire.
Les comédiens : Catherine Claeys (Isabelle, la petite nièce), Juliette Manneback (Émilie, la fille), Xavier Elsen, (le fils psychorigide), Gauthier Bourgois (l'autre fils, toxicomane), Michel Hinderyckx (le médecin) et enfin l'ex-mari (seul personnage sympathique de la pièce), fort bien interprété par Bruno Georis, à la fois drôle, sarcastique et émouvant. La direction technique et les éclairages toujours délicats dans les spectacles de plein air sont efficacement assurés par Bruno Smit. À saluer aussi sans retenue le remarquable travail de Bernard d'Oultremont, créateur et organisateur de l'évènement.

En coproduction avec la Comédie Claude Volter
À voir jusqu'au 31 août
www.pailhe.be/spectacles/jusqu-mort-separe
 

"Les Damnés" : Roberto Minervini signe un western minimaliste

Cinéma

À mille lieues des westerns spaghetti et autres chevauchées spectaculaires, Roberto Minervini, dans “Les Damnés” se concentre sur l’humanité – ou la déshumanité – de ces personnages prostrés dans l’attente de l’ennemi. Sa caméra s’attache à filmer les visages, les gestes, les regards. Une magnifique intensité émane de ces « Damnés » où Dieu, la famille, les animaux et la peur s’entrelacent. Un film âpre et admirable, très justement récompensé à Cannes (Prix de la mise en scène, section Un certain regard). Rencontre avec Roberto Minervini sur la Croisette.

Constant Permeke. Down to Earth

Arts & Culture

Cette exposition explore la facette de Constant Permeke comme sculpteur, mettant en dialogue une quarantaine de sculptures avec ses peintures et dessins.

Belgique, Ostende

Du 30/11/2024 au 21/04/2025

Publicité

Tous les articles

Publicité

Tous les articles