Barbara De Pauw : timeless collection

Gwennaëlle Gribaumont

19 May 2022

Barbara De Pauw

Aux cimaises de la galerie de Guy Pieters (Knokke), l’artiste bruxelloise Barbara De Pauw présente deux séries distinctes : Éclipses et Skylines. Autant de réalisations qui véhiculent de profondes émotions et invitent irrésistiblement à la méditation. En filigrane, un besoin d’expression viscéral.

Barbara De Pauw

© Olivier Desarte Photography

L’Éventail – Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?
Barbara De Pauw –
Mes inspirations sont multiformes et l’abstraction est quelque chose qui me touche particulièrement. J’aime sonder, dans la nature, toutes les choses difficilement mesurables : l’univers, l’infiniment grand et petit, le magnétisme, les énergies… Je nourris également un intérêt presque obsessionnel pour la notion de contemplation.

– Quelle importance attachez-vous à la couleur ?
– La couleur joue un rôle prépondérant dans mon œuvre. Elle est hypnotique et se traduit par une volonté de refléter à la fois le tangible et l’intangible. Mon travail de la couleur intense et profonde, ainsi que la recherche du dégradé parfait sont avant tout un moyen de transmettre une émotion à autrui et de susciter une expérience.

– Quelles sont les émotions que vous souhaitez traduire ?

– J’aime l’idée qu’à l’observation d’une de mes œuvres, le spectateur puisse se sentir happé par celle-ci, qu’il se retrouve confronté à son propre reflet au travers de l’œuvre. Aussi, développer une démarche artistique me permet de me connecter à mes sentiments les plus profonds.

Barbara De Pauw

© Olivier Desarte Photography

– Chez Guy Pieters, vous exposez deux séries. La logique sérielle fait-elle intégralement partie de votre pratique ?
– J’aime travailler la série. Le fait de rendre mes œuvres reproductibles et sérielles renforce l’idée d’infini sur un sujet d’observation éphémère. J’y vois beaucoup de poésie. Je prends sur le fait ou je sélectionne, selon le cas, une photo d’éclipse à laquelle je vais associer une couleur et son jeu de lumière. Mon protocole sériel ne désincarne pas pour autant une œuvre, car chaque pièce développe indépendamment son aura et s’apprécie dans sa singularité.

– Quelle serait votre définition de l’art conceptuel ?
– Je pense que mon rapport à l’art conceptuel est clairement lié à l’aspect numérique et à la série. Jusqu’à aujourd’hui, les séries produites sont plus ancrées dans l’art abstrait et moderne. Mais je tends de plus en plus vers quelque chose de conceptuel.

– Enfin, à vos yeux, quelle est l’œuvre d’art absolue ?
– L’œuvre d’art absolue est celle qui vous bouleverse, vous remue, vous transcende… Pour moi, il s’agit des œuvres dans la Rothko Chapel (Houston, USA). Comme dans ce lieu unique, j’aime que mes œuvres contiennent un potentiel méditatif, qu’elles permettent de s’y plonger.

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