Virginie Draelants
23 March 2025
“Créer un parfum est une sacrée aventure qui a commencé par l’envie de traduire des émotions par le biais de l’immatériel. C’était un de mes rêves, avoue Bouzouk*. Depuis tout petit, je suis attiré par les odeurs de la campagne, des senteurs nettes et lumineuses. Près de chez moi, il y a avait un couvent où les sœurs à cornette faisaient sécher leur linge dans la brise. À cette odeur de frais s’ajoutait un côté mystérieux, mystique, lié à ces femmes hors du commun. Dans une époque extrêmement troublée, je voulais aussi créer un point de rencontre, de dialogue et d’équilibre entre les hommes et les femmes.”
© GAETAN CAPUTO
Cette envie s’est traduite dans un parfum plus que mixte : universel. “J’ai voulu m’éloigner des senteurs actuelles qui arrachent le nez. Il me fallait quelque chose de délicat, qui fasse rêver, soit rafraîchissant et apaisant, chose importante à l’heure actuelle.” Car, oui, ce parfum “apaise le rythme cardiaque et lave le cerveau grâce aux huiles essentielles qu’il contient, à la fraîcheur des agrumes, puis au mimosa dit ‘de frimas’, c’est-à-dire cueilli par temps froid, ce qui lui donne un côté frais et sensuel. Le mystère et la profondeur sont apportés par le bois flotté et les résines, dont l’oliban, arbre sacré en Afrique du Sud.” Mystère et profondeur aussi d’un jus qui mature dans les caves de la Citadelle de Namur, s’il vous plaît. Le parfum est d’ailleurs belgian made de bout en bout, ce qui n’est pas un petit exploit !
© DR, Bouzouk
“J’ai voulu un parfum intime et universel. Il n’est pas linéaire, il ondule constamment : en bougeant, vous allez sentir un sillage, puis d’autres notes… Au départ, on m’avait dit que ce serait impossible et que je n’obtiendrais que du ‘brun’, des notes brouillées, comme quand un enfant mélange toutes les couleurs sur sa palette. J’y ai ajouté une note saline (les dunes) et de bitume (la ville), pour moi deux odeurs d’enfance. Après pas mal de remises en question et en collaboration avec un grand laboratoire français, j’ai obtenu le résultat que je souhaitais, vibrant, subtil et lumineux.”
(*) Bouzouk a choisi son nom d’artiste en hommage au “bachi-bouzouk” du capitaine Haddock, dont il est fan !
• Notes de tête : citron d’hiver – schinus molle (ou faux poivrier odorant) – cannelle safranée
• Notes de cœur : vent de mimosa – jasmin marin – cristaux de sel
• Notes de fond : résines de cyprès et d’oliban – ambre gris – bois flotté
Parfum
Eau de parfum Bouzouk, 185 €, entre autre chez Senteurs d’Ailleurs, Maison Roger • bouzouk.be
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